Deux sigles reviennent sans cesse dans la réforme : le PPF (Portail Public de Facturation) et les PDP (Plateformes de Dématérialisation Partenaires). Leur répartition des rôles a changé en cours de route, et beaucoup d'articles en ligne décrivent encore l'ancien schéma.
L'ancien schéma, abandonné
Le plan initial prévoyait que le PPF serve de plateforme d'échange gratuite : toute entreprise aurait pu y déposer et recevoir ses factures. Fin 2024, l'administration a réorienté le projet. Le PPF ne sera pas cette plateforme d'échange universelle.
Le schéma actuel
Le PPF conserve deux fonctions : l'annuaire central (qui permet de savoir vers quelle plateforme router la facture de chaque entreprise) et la concentration des données transmises à l'administration fiscale. L'échange des factures lui-même passe par les PDP : des plateformes privées immatriculées par l'État, soumises à un cahier des charges strict.
Ce que cela signifie pour vous
Concrètement, chaque entreprise devra être rattachée à une PDP pour émettre et recevoir ses factures électroniques B2B domestiques. Le choix de la plateforme, son coût et ses services (rapprochement, statuts de facture, e-reporting) varient d'un acteur à l'autre.
Faut-il attendre d'avoir choisi une PDP pour se préparer ?
Non, et c'est le point le plus mal compris. La PDP transporte la facture ; encore faut-il que la facture existe au bon format. Produire des documents conformes (Factur-X validé EN 16931, numérotation légale, mentions obligatoires) est un chantier indépendant du choix de plateforme, et vous pouvez le régler dès maintenant. Le jour où votre PDP est choisie, vos factures sont déjà prêtes à circuler.